Numéro 00 : C’est parti !
EDITORIAL : C’est parti !
DOSSIER : Les marques de la CAEL
La Cellule d’Appui aux Elus Locaux (CAEL) lance son journal : « La Voix des Elus Locaux ».
Ce bulletin d’informations trimestriel se veut un cadre d’échanges et de partage des diverses expériences des élus locaux.
Il offre une tribune du haut de laquelle les collectivités locales pourront remonter leurs préoccupations et partager leurs points de vue sur les questions de l’heure relatives au développement local.
En mettant en place cet organe de communication de l’UAEL, la CAEL à travers la parole locale si riche en expériences, ambitionne d’en faire un instrument de promotion et de solidarité entre les collectivités locales.
A l’heure de l’unification des autorités locales au niveau mondial, n’est-il pas urgent, pour la valorisation de sa fonction, que l’élu soit régi par un statut particulier ?
N’est-il pas nécessaire qu’il soit informé, mais surtout formé, sur les dossiers tels que la fiscalité locale et la décentralisation de la gestion du Budget Consolidé d’Investissement (BCI) dans les secteurs de la santé et de l’éducation ?
« La Voix des Elus Locaux » sera aussi une vitrine des interventions des partenaires au développement et des collectivités locales.
Ce dialogue entre élus, citoyens, autorités centrales et partenaires au développement, fonde la raison d’être de ce journal.
« La Voix des Elus Locaux » vous parviendra trimestriellement avec des rubriques riches et variées, notamment :
« Dossier » traite d’un thème majeur de la décentralisation et du développement local
« Suivi pour vous » résume des événements et actualités des associations
« Dix questions sur » aborde n thème pointu sur les textes et lois de la décentralisation
« Zoom sur » sert aux élus les bonnes pratiques qui se développent dans les collectivités locales, au plan national et international, afin de favoriser une saine émulation entre elles.
Le point de vue des acteurs sera pris en compte dans la rubrique « Interview ».
« La Voix des Elus Locaux » est un cadre d’expression, un lieu de rencontre, un instrument de promotion des initiatives de développement des collectivités locales qui s’enrichira volontiers de vos contributions.
C’est parti et bien parti !
Elus locaux, la parole est à vous !
Aby SILLA SALL, Directrice de la CAEL
- Les moyens des ambitions
- Les réalités du milieu régional
VIE ASSOCIATIVE : Les clefs du succès québécois
Une nouvelle réalité, une nouvelle union. C’est sous cette bannière que l’Union des Municipalités du Québec (UMQ) traduit sa volonté de « contribuer au progrès et à la promotion des municipalités démocratiques dynamiques et performantes, dédiées au mieux être des citoyens. Il est vrai que la récente refonte de la carte municipale québécoise a profondément marqué cette institution vieille de 80 ans qui regroupe 280 municipalités.
Avec ses membres lesquels comptent pour plus de 6 millions de citoyens, l’UMQ gère plus de 90 % des budgets municipaux et couvrent 75 % du territoire municipalisé du Québec. Son poids et sa légitimité lui permettent d’intervenir dans le débat public au nom de plus de 80% de la population.
Des produits et des services de qualité adaptés aux besoins de ses membres, des regroupements stratégiques permettant un positionnement partagé, un contact permanent avec les adhérents, une solide organisation, tels sont, entre autres, les atouts de l’Union des Municipalités du Québec. Elle se pose de fait comme une véritable force de pouvoir et de décision.
Cette place n’est pas le fruit du hasard. La présence dans les commissions parlementaires, la prise de position sur les dossiers sensibles, les rencontres de travail, et les interventions auprès du gouvernement dans l’intérêt des citoyens ont beaucoup contribué à cette situation.
C’est dans ce sens qu’il faut comprendre la mise en place des regroupements de municipalités appelés « caucus » pour développer solidairement une pensée commune qui permet de parler d’une même voix, en dépit des diversités contextuelles. 17 caucus régionaux, 5 caucus d’affinité et plusieurs caucus sectoriels complètent la création de commissions politiques permanentes et des comités politiques et techniques.
A l’échelle des régions, les caucus régionaux ont pour rôle d’assurer l’animation, de favoriser la prise en charge des actions de l’Union, et de faire valoir les intérêts de chaque région au Conseil d’administration de l’UMQ. Les caucus d’affinité regroupent les membres qui partagent les mêmes affinités et proposent au conseil de l’Union les dossiers à traiter en priorité. Le caucus des grandes villes, formé des municipalités de plus de 100 000 habitants en est la parfaite illustration .Les caucus sectoriels sont formés de membres qui partagent des enjeux communs tels que les villes industrielles, de villégiature ou de MRC (municipalités, régionales de comté). L’Union est également consciente de la nécessité d’alimenter en contenu les travaux des instances décisionnelles. D’où la mise en place de commissions politiques permanentes et de comités politiques et techniques.
DES SERVICES
Pour être en phase avec ses membres, l’UMQ a très tôt compris qu’elle se devait d’être utile. C’est la condition de survie de toute association.
Grâce au pouvoir économique de ses membres, l’Union offre des produits et services uniques qui permettent aux municipalités de réaliser des économies substantielles en temps et en argent qui dépassent largement le montant de leur cotisation annuelle. Parmi ceux-ci, notons les fonds de gestion des liquidités (les seuls fonds communs de placement accessibles aux municipalités québécoises), le service à court terme, les achats groupés multiservices, la mutuelle de prévention, le service de consultation professionnelle en assurance collective, la tarification du service d’urgence 9.1.1, et les tarifs réduits en téléphonie cellulaire et en messagerie.
L’UMQ propose également une gamme étendue d’activités de formation et de perfectionnement qui permet aux élus d’assurer avec compétence le rôle et les responsabilités spécifiques affiliés à leur mandat.
Last but not least, l’UMQ offre un réseau relationnel exceptionnel à des adhérents grâce aux ateliers et fora qui sont régulièrement organisés et au cours des assises annuelles de l’Union.
Il est vrai que l’information permanente des membres, reste le credo de cette institution. L’échange sur l’expérience des uns et des autres, l’information continue sur les faits saillants de la vie municipale, restent la préoccupation majeure. Il justifie la mise en place d’un site web (www.umq.qc.ca), l’édition d’un bulletin électronique et la diffusion d’un magazine bimestriel.
Du point de vue de son organisation, l’UMQ est régie par une assemblée générale annuelle, un conseil d’administration qui se réunit au moins 4 fois l’an et un comité exécutif qui se rencontre au besoin, généralement plus d’une douzaine de fois l’an.
Une Union autonome et démocratique, apte à défendre les intérêts des municipalités , tel reste, plus que jamais les raisons d’être de l’UMQ.
Poulmery BA
Association des Maires du Sénégal
Construire les grands ensembles
Portée sur les fonds baptismaux depuis 1958, l’Association des Maires du Sénégal (AMS) s’est investie dans les missions essentielles de développement et de renforcement des capacités de ses membres pour faire des collectivités locales sénégalaises des outils de développement depuis la base.
La dernière Assemblée Générale tenue le 19 juillet 2002 a consacré l’élection d’un nouveau bureau présidé par le Maire de Saint - Louis, M Ousmane Masseck NDIAYE, qui s’attelle à faire jouer à l’AMS un rôle de diffuseur de la culture du partenariat entre les différentes communes du pays et entre et tous les autres acteurs de la décentralisation.
Conçue comme un espace de dialogue et de concertation, l’AMS a mis en place un programme d’actions réparti sur les quatre prochaines années. Ce plan d’actions vise, d’une part, à renforcer les capacités de ses membres dans le domaine du management municipal, et d’autre part à leur fournir un cadre de participation cohérente à la mise en œuvre de leur politique de développement, de la coopération décentralisée et des interventions des partenaires au développement.
Sous ce rapport, il est heureux de constater le dynamisme et la perspicacité du Président de l’AMS, de faire de l’association un instrument capable d’influer sur le cours du mouvement municipal africain et mondial. C’est dans ce cadre qu’il faut placer la participation de l’AMS à deux événements majeurs qui viennent d’avoir lieu, à savoir : le Sommet Mondial des Villes et des Pouvoirs Locaux sur la Société de l’Information à Lyon et la 3ième édition du sommet d’Africités.
Calendrier
Au Sommet Mondial des Villes et Pouvoirs Locaux sur la Société de l’Information qui a eu lieu les 04 et 05 décembre 2003, l’AMS a été représentée par une forte délégation. Le Président Ousmane Masseck NDIAYE, présent aux côtés du Président de la République Maître Abdoulaye WADE, a activement pris part à ces assises des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC). Anticipant sur le sommet de Genève, Lyon a été l’occasion pour les élus locaux de se prononcer sur les enjeux des NTIC et sur l’idée de solidarité numérique chère au Président de la République.
Par ailleurs, à l’aube de la création de l’Association Mondiale des pouvoirs locaux (Mai 2004 - Paris) et du Conseil des Communes et Régions d’Afrique (CCRA), l’AMS se positionne comme un levier essentiel de la construction des grands ensembles qui oeuvrent pour le développement local à travers le monde.
Sa participation active à la 3ème édition du sommet d’Africités à Yaoundé du 2 au 6 Décembre 2003 témoigne de cette volonté. Elle a permis l’implication fort remarquée de sa délégation à toutes les sessions thématiques, spéciales, transversales et politiques organisées et relatives au thème de "l’accès des populations aux services sociaux de base". Elle a permis également de poser la candidature du Sénégal pour l’organisation de la prochaine édition de Africités en 2005.
C’est sous ce rapport que la Commune d’arrondissement de Diaréme Limamoulaye dans la ville de Guédiawaye, a été primée à travers son maire, Monsieur Madihou BA, pour sa communication sur la "Participation citoyenne dans la commune d’arrondissement de Ndiaréme Limamoulaye".
En raison de sa position d’Association phare dans la sous région, l’AMS a été élue 1er vice Président du PDM (Partenariat pour le Développement Municipal) à travers son Président. Le Maire de Ouagadougou, Monsieur Simon COMPAORE a été élu Président de l’organisation, eu remplacement de Monsieur Daby DIAGNE, ancien maire de Louga, ancien Président du Conseil Régional de Louga, ancien Président de l’Association des présidents de Région (APR).Monsieur Moussé Daby DIAGNE a été porté Président d’honneur du PDM.
Le PDM rappelons le, œuvre de manière dynamique à la structuration du mouvement des collectivités locales au plan national, régional et continental. Il reste le partenaire privilégié des associations nationales auxquelles il apporte un appui multiforme.
C’est dans ce registre que l’Association des Maires du Sénégal, membre du PDM depuis sa création en 1992, a bénéficié entre autre, d’un équipement informatique, de l’outil Internet et d’une page web.
Fatou TOP
Association des Présidents de Régions
Des CIEP pour renforcer l’économie locale
L’Association des Présidents de Régions (APR), a défini un processus de concertation en vue de renforcer les capacités des conseillers régionaux.
Les comités interrégionaux d’échange d’expériences et de partage des bonnes pratiques en matière de développement local (C.I.E.P) sont organisés au niveau de chaque région. Selon le Président de l’APR, Abdoulaye FAYE, les CIEP permettent d’évaluer les impacts de l’exécution des domaines de compétences transférées et de diagnostiquer les agrégats économiques de l’économie régionale. Il s’agit de mesurer le taux de croissance économique et les indicateurs de performance du développement local pour assurer une maîtrise de l’économie locale.
Les premières rencontres des Présidents de Conseil Régional, ont eu lieu à Fatick au mois de mai dernier. Elles ont été suivies par celle de Thiès, Dakar, Matam, et ST Louis.
Les conclusions issues de ces rencontres sont relatives à l’élaboration d’un cadre réglementaire de concertation et de coordination des activités de développement du niveau régional. Celle-ci ont été proposées aux autorités administratives centrales afin de permettre à la Région d’assurer correctement sa mission de coordination et d’impulsion du développement local.
L’APR se veut porteuse de la vision du Chef de l’Etat, d’instaurer une planification régionale bien articulée au plan national, en y intégrant les objectifs du NEPAD et ceux du millénaire pour le développement.
Le slogan reste la concertation, la consultation et la gestion participative avec l’apport des acteurs sociaux à la base pour assurer la bonne gouvernance.
Alioune SARR
Sommet Mondial sur la société de l’information
La Région de Dakar coordonnateur du réseau africain
Le Conseil régional de Dakar a été élu Vice Président de l’Association Mondiale des régions pour la Société de l’Information dont le siège est à Genève.
Cette consécration est intervenue lors du Sommet Mondiale de Villes et Pouvoir Locaux de tous les continents tenu à Lyon les 4 et 5 décembre 2003, avec mille cinq cents participants.
C’est ainsi que la délégation conduite par le Président Abdoulaye FAYE a été reçue à Genève par le Chef de l’Etat, son excellence, Maître Abdoulaye Wade, qui lui a assuré son soutien indéfectible relativement au rôle de Dakar au plan africain et mondial dans la société de l’information.
Par ailleurs, au cours du Forum Africain des Pouvoirs Locaux sur la société de l’information tenue à Nouakchott en juillet 2003, la Région de Dakar a été choisie pour être « coordonnateur de nœud » pour l’Afrique, pour le compte du réseau mondial des régions pour la société de l’information dénommé IT4ALL régions. Ce réseau basé à Bilbao (Pays Basque) est sponsorisé par le centre de formation des Acteurs Locaux de Bilbao (CIFAL/BILBAO) et l’Organisation des Nations Unies pour la recherche et la Formation (UNITAR).
Alioune SARR
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